24/09/2004

Au revoir et merci, Richard !

Ce vendredi, le Français Richard Virenque a annoncé qu’il mettait à 35 ans un terme à sa carrière. Après 7 victoires d’étape sur le Tour de France et 7 Maillots à Pois, le chouchou du public tricolore tire sa révérence à l’issue de 14 saisons exceptionnelles. Peut-on parler de Richard Virenque sans évoquer ses exploits sur les routes du Tour de France ? Le Varois a vécu une véritable histoire d’amour avec la Grande Boucle. Pendant 14 saisons, le Français a construit sa légende grâce à ses exploits sur les pentes des montagnes tricolores et enflammé le public hexagonal en multipliant au fil des années les envolées mythiques et les victoires au panache. Dès que la route se faisait plus raide, dès que l’air se faisait plus rare, Richard Virenque se hissait en tête des pelotons et trouvait la force, à travers les encouragements des supporters, de titiller les meilleurs de la discipline et de faire rêver toute une nation, toujours en quête d’un successeur à Bernard Hinault et à Laurent Fignon. Grâce à son courage et son goût prononcé pour l’attaque, le septuple vainqueur du titre de meilleur grimpeur s’est forgé une popularité sans égale, qui lui permettait de se transcender. Au vu de son formidable palmarès, cet amour est justifié : 7 Maillot à Pois (un record), 7 victoires d’étape, deux places sur le podium (3e en 96, 2e en 97). Richard «Cœur de Lion» fait partie de la légende du Tour. Le peloton perd un grand champion ce vendredi. Lors de ses premières années dans le peloton professionnel, Richard Virenque se révèle en montagne et notamment sur les pentes du Tour de France. Dès sa deuxième apparition dans la plus prestigieuse compétition en 1992, le natif de Casablanca s’empare du maillot de leader, une journée en jaune qui scelle définitivement la destinée du Tricolore. Après avoir savouré cette expérience, Richard Virenque n’a plus qu’une seule idée en tête : y regoûter et briller devant ses supporters. Tout au long de sa carrière, cette quête est son unique objectif et le pousse dans ses derniers retranchements. Victoires à Luz-Ardiden, à Morzine, au Mont Ventoux, à Courchevel, à Cauterets, les arrivées en altitude les plus emblématiques cèdent une à une face à la fougue et à la hargne de Richard Virenque. Seule sa faiblesse dans l’épreuve du contre-la-montre l’empêche de viser la victoire finale. Sa recherche inlassable de la gloire pousse malheureusement Virenque du mauvais côté de la barrière. Au cours de l’édition 98 du Tour de France, alors que le coureur français fait figure de favori pour la victoire finale, une voiture de sa formation Festina est interceptée avec à son bord une quantité impressionnante de produits dopants. Obligé de quitter l’épreuve, le Varois tombe alors dans la tourmente et entame plusieurs années de cauchemar. Suspension, procès, Virenque finit par reconnaître sa culpabilité et, après avoir pensé un temps à la retraite, il trouve la force de morale de revenir et de se lancer dans une véritable seconde carrière. Revanchard, soucieux de démontrer à tous qu’il n’est pas «mort», le coureur de la Polti puis de la Quick-Step s’appuie sur le soutien des supporters pour ressusciter et retrouver le devant de la scène. Moins brillant, le coureur tricolore fait preuve au cours des saison 2001-2004 d’une volonté de vaincre qui accroît encore un peu plus sa popularité et d’une force morale impressionnante, peut-être plus impressionnante que ses résultats. Au sommet de sa gloire, après une victoire symbolique cette année le 14 juillet, Richard Virenque décide de mettre un terme à sa carrière. Après Laurent Jalabert, le cyclisme tricolore perd un deuxième monument. La nouvelle génération doit prendre son envol. Monsieur Virenque, au revoir et merci !

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18:46 Écrit par j | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

Commentaires

richard...snif Aurevoir Richard !!! On t'oubliera jamais,tu est dans nos coeurs pour toujours.

Écrit par : raul07 | 24/09/2004

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