08/10/2004

Oscar Freire parmi les grands

L'Espagnol devient champion du monde pour la 3e fois et rejoint ainsi Binda, Van Steenbergen et Eddy Merckx
VÉRONE Comme en 1999, la ligne droite finale du mondial de Vérone a souri à Oscar Freire. L'Espagnol a obtenu un nouveau titre de champion du monde sur route chez les élites, le troisième de sa jeune carrière. Il rejoint ainsi trois très grands champions de l'histoire du cyclisme: Alfredo Binda, couronné avant la Deuxième Guerre Mondiale, Rik Van Steenbergen qui fut le meilleur dans les années cinquante et Eddy Merckx, victorieux en 1967, 1971 et 1974.
Largement décevant, le championnat du monde 2004 n'aura été intéressant que dans l'ultime boucle, voire dans sa dernière ligne droite. D'abord contrôlée par les Espagnols, puis par les Italiens et, dans le final, à nouveau par les coureurs ibériques, l'épreuve s'est achevée par un sprint de dix-huit coureurs. Idéalement emmené par ses équipiers, dont Nozal, Mancebo, Perez et, tout à la fin, Valverde, Oscar Freire n'a pas manqué l'occasion pour ajouter un troisième titre à sa collection. Une performance remarquable qui l'autorise à envisager de devenir, un jour, recordman unique au niveau des titres mondiaux de la route chez les élites. Car il faut préciser qu'Eddy Merckx fut, aussi, couronné chez les amateurs...
Ce triomphe de Freire est le principal, voire unique motif de satisfaction au terme d'une journée plutôt morne. Le mondial n'a jamais été une course passionnante, le parcours, éprouvant, incitant la plupart des favoris à attendre jusqu'à l'ultime boucle pour accélérer. Même l'abandon prématuré de Bettini, blessé à un genou pour avoir heurté le véhicule de son directeur sportif après une crevaison, n'a pas été de nature à lancer les débats.
Dans l'avant-dernière bosse, vingt-cinq hommes se sont dégagés avec, parmi eux, six coureurs espagnols, pour quatre italiens et trois allemands, mais aucun belge. L'équipe, très jeune, de José De Cauwer a largement déçu, seul Van Zummeren pouvant être crédité d'une bonne course. Gilbert a renoncé trop tôt, Van Petegem n'a pas été capable de réagir au moment décisif.
Lors de l'ultime ascension, sous l'impulsion de Boogerd, six hommes avaient pris un léger avantage. Outre le Hollandais, il y avait, à l'avant, Freire et Valverde, Basso et Cunego, ainsi que O'Grady. Mais de l'arrière sont revenus plusieurs coureurs, dont Zabel et Hondo. Au sprint, Freire a cependant émergé nettement devant Zabel et l'Italien Paolini.
Joël Godaert La dh les sports (03/10/2004)

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